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[Defi] Batir la medecine kamite de demain

Imhotep, premier ministre égyptien, vers -2900, père de la médecine moderne et africaine (c) musée du Louvre

Imhotep, premier ministre égyptien, vers -2900, père de la médecine moderne et africaine
(c) musée du Louvre

Il est extrêmement important de développer la médecine traditionnelle kamite (noir). Il s’agit pour nous non seulement d’être indépendants dans le domaine de la santé, mais également de briller de nouveau scientifiquement. Nous déjà eu en passer rapidement en revue l’état de la médecine aux époques pharaonique http://africanhistory-histoireafricaine.com/blog/2013/11/19/la-contraception-en-egypte-antique/ et impériale http://africanhistory-histoireafricaine.com/blog/2014/01/26/la-medecine-a-lepoque-imperiale/. Afin de nous orienter vers la médecine du futur, nous avons répondu aux questions suivantes :

1) Sur quelles bases repose la médecine kamite ?

Pour le Kamite, l’être humain se compose de 9 parties dont 6 sont selon moi importantes pour la médecine. Ce sont le Djet (le corps) qui devient Khat après la mort ; le Ba (l’âme) ; le Ka (énergie) ; le Ib (cœur), siège des émotions et de la pensée ; le Sahu (l’entité spirituelle qui entoure le corps) ; le Sekhem (force protégeant ou détruisant l’homme) ; 

Lorsque l’être tombe donc malade c’est un ou plusieurs de ces constituants qui est atteint. Par conséquent on se sert de plantes ou d’incantations etc… afin de soigner le constituant atteint. La pharmacopée utilise des produits 100% naturels, parce que nous considérons que la nature est sacrée, que l’Ancêtre primordial (Dieu) s’y incarne et y a tout mis, et qu’il faut chercher les éléments dans l’environnement pour parvenir à nos fins, sans le déséquilibrer. La chimie n’a pas vraiment sa place ici, car il s’agit d’une transformation abusive de la nature. La vision nanodimensionnelle (9 dimensions) de l’être et le respect de l’Ancêtre primordial incarné dans la nature sont donc les fondements de la médecine en Afrique. 

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La pharmacopée africaine, 100% naturel

Par contre en Occident, l’être humain n’est composé que de matériel (Djet). Dieu est au ciel et n’est pas dans la nature, on peut donc se permettre de la détruire abusivement pour parvenir aux fins de la médecine. Tout passe par la transformation de la nature à travers la chimie. Seule la prise en charge matériel existe, excepté peut-être en psychologie. La médecine occidentale repose donc sur la vision unidimensionnelle de l’être et la volonté de transformation de la nature.

Chaque peuple théorise l’être à la base avant de créer sa médecine. Les chinois ont une vision de l’être que je maîtrise mal, c’est pourquoi ils enfoncent manifestement des aiguilles chez leurs malades. 

2) La médecine africaine est-elle efficace ou est-ce du charlatanisme ?

Le Sangoma, le médecin chez les Zulu, Afrique du Sud

Le Sangoma, le médecin chez les Zulu, Afrique du Sud

On le voit sur les rappels historiques que nous avons fait, la médecine africaine a prouvé à toutes les époques son efficacité. Elle était la référence absolue dans l’antiquité. Elle était appréciée à l’époque impériale et récemment encore les Kissi du Liberia pratiquaient des chirurgies du cerveau, dans la suite des égyptiens qui avaient des connaissances avancées en neurologie. Aujourd’hui encore, la quasi totalité des africains a déjà eu recours à la médecine des villages. Même les élites aliénées qui sont prompts à inférioriser cette médecine y ont recours. Malgré la multiplication des centres de santé un peu partout, les africains vont toujours en masse chez le médecin traditionnel et chacun de nous a des expériences personnelles qui ont prouvé son éfficacité.

3) Faut-il copier la médecine occidentale ?

Avant de nous demander s’il faut prendre quelque chose chez les autres. Nous devons d’abord savoir ce que nous avons chez nous et si l’arsenal que nous avons à notre disposition est complet. La médecine occidentale a fait énormément de progrès ces 200 dernières années. Sa vision matérialiste, malgré ses défauts, a été à l’origine d’avancées extraordinaires auxquelles des savants noirs ont contribué. Malgré cela, il nous faut faire un bilan complet de notre médecine. L’Afrique était par exemple très avancée dans le domaine de la chirurgie osseuse, ophtalmologique ou obstétrique. Le bilan doit concerner l’Afrique d’aujourd’hui et les techniques de l’Afrique ancienne, avant de se tourner éventuellement vers les médecines extérieures, dont il faudra choisir les éléments à copier en accord avec notre philosophie. 

Nous avons à notre disposition les papyri médicaux égyptiens et les manuscrits de Tombouctou que nous pouvons exploiter. Il faut également afin de faire ce bilan que les médecins traditionnels s’ouvrent un peu plus et transmettent leurs méthodes.

4) Quelles autres compétences sont nécessaires ? 

Je pense en particulier que nous avons besoin de linguistes pour créer si nécessaire des mots pour la science de demain. Toute la science occidentale par exemple se base sur le grec et le latin pour inventer ses expressions. Nous devons faire la même chose avec l’égyptien ancien et le soudanais méroïtique quand il sera déchiffré. Ces langues sont les langues qui totalisent la civilisation de l’Afrique noire.

Le Nanga, médecin traditionnel chez les Shona du Zimbabwé.

Le Nanga, médecin traditionnel chez les Shona du Zimbabwé.

En conclusion la médecine africaine repose sur une vision nanodimensionnelle de l’être et le respect stricte de Dieu incarné dans la nature. Le premier objectif de sa restauration consiste en le retour à la pensée ancestrale et un travail d’évaluation doit être fait afin de se rendre compte de son état. L’appui de linguistes et d’historiens sera nécessaire pour sa réédification. A terme, on aura de nouveau des Sinou (titre des médecins en Egypte) parmi les meilleurs au monde. On pourra également soigner de manière indépendante les africains de demain. 

Hotep!

Par: African History- Histoire Africaine


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